lundi 25 juillet 2016

Appel au règlement politique des conflits et au développement des mécanismes de lutte antiterroriste

Les dirigeants arabes ont mis l'accent lundi soir à la clôture des travaux de la 27e session ordinaire du sommet arabe de Nouakchott sur l'importance de parvenir à un règlement politique des conflits dans certains pays arabes, de renforcer les efforts et les mécanismes de lutte contre le terrorisme et de développer l'action arabe commune outre le soutien de la cause palestinienne. Dans le Communiqué final sanctionnant les travaux du "Sommet de l'espoir" qui s'est tenu lundi à Nouakchott, les participants ont souligné leur "engagement à adopter les meilleurs moyens pratiques pour faire face aux menaces et dangers qui pèsent sur la sécurité nationale et arabe à travers le développement des mécanismes de lutte contre le terrorisme et la consécration de la sécurité et de la paix dans la région arabe. Les dirigeants arabes ont mis en avant l'importance que revêt la cause palestinienne dans l'action arabe commune, le soutien de la résistance du peuple palestinien face à l'occupant israélien et la conjugaison des efforts en faveur d'une solution globale, juste et durable, conformément à l'Initiative arabe de paix, aux principes de Madrid, au règles du Droit international et aux décisions onusiennes y afférentes. "La déclaration de Nouakchott" a accueilli favorablement l'initiative de la France qui appelle à la tenue d'une conférence internationale de paix en prélude à l'arret de toutes les activités israéliennes de colonisation, "ce qui garantit au peuple palestinien (dans un délai précis), d'établir son Etat indépendant avec El Qods pour capitale. Un appel a été lancé, dans ce sens, à l'adresse de la communauté internationale pour "l'application des décisions internationales visant à mettre fin à l'occupation israélienne avec son retrait de tous les territoires arabes occupés, y compris le Golan syrien, et les territoires occupés du sud du Liban conformément aux frontières du 4 juin 1967". Les dirigeants arabes ont appelé les bélligérants libyens "à parachever le processus de réédification de l'Etat et à faire face aux groupes terroristes", exhortant également les bélligérants au Yémen "à faire prévaloir le dialogue". Ils ont également souhaité "voir les parties au conflit en Syrie parvenir à une solution politique, basée sur la préservation de l'unité de la Syrie, de sa stabilité et la dignité de son peuple", affirmant leur "soutien à l'Irak dans la préservation de son unité, son intégrité territoriale et dans la lutte contre les groupes terroristes, et pour la libération de ses territoires de la mainmise du groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique" (EI/Daech). Les dirigeants arabes ont exprimé leur soutien au Soudan dans ses efforts visant à rétablir la paix et à réaliser le développement, en encourageant le dialogue et les efforts visant à relancer l'initiative du Soudan sur la sécurité alimentaire arabe comme l'un des piliers de la sécurité arabe. Le communiqué a souligné la volonté des dirigeants arabes de "promouvoir les mécanismes de l'action arabe commune, confier aux instances inter-arabes le développement de ses systèmes et modes d'action, accélérer la mise en oeuvre des projets de complémentarité interarabe, élargir les opportunités d'investissements entre les Etats arabes, trouver des mécanismes d'aide des pays arabes les moins développés et mettre à niveau leurs économies". Il s'agit également d'orienter les investissements arabes dans les secteurs public et privé vers l'encouragement des PME créées par les jeunes et de promouvoir l'économie verte pour réaliser le développement durable et réduire les risques environnementaux, conformément aux conclusions du dernier sommet de Paris sur les risques environnementaux. Le communiqué final appelle à la promotion de la coopération et du partenariat entre les différents pays émergents, les ensembles et organisations régionaux et internationaux, outre la coopération Afrique-Monde Arabe qui revêt une importance extrême, pour l'établissement de partenariats actifs profitables à toutes les parties. Le 4ème sommet Afrique-Monde Arabe se tiendra à Malabo (Guinée Equatoriale), en novembre prochain. APS  


L'Algérie compte accroître sa production de gaz et de produits liquides de plus de 30% à l'horizon 2020

Le ministre de l'Energie, Noureddine Bouterfa, a indiqué lundi à Oran que l'Algérie compte accroître sa production de gaz et de produits liquides de plus de 30 % à l’horizon 2020. "Nous avons un objectif d'accroître la production de gaz et des produits liquides de plus de 30% à l'horizon 2019-2020", a déclaré M. Bouterfa à la presse en marge d'une visite d'inspection qui l'a conduite à la zone industrielle d'Arzew. "Toutefois, il faut trouver de nouvelles sources d'énergie. Nous avons un programme de développement des énergies conventionnelles et non conventionnelles, néanmoins, un bon bout de chemin reste à parfaire", a encore souligné le ministre qui était accompagné du Président directeur général de Sonatarch et d'une délégation de cadres du ministère. Pour lui, "il faut accélérer le programme de développement de ces énergies sur deux axes : la production et fabrication, et celui de l'exploitation des centrales électriques". "Nous ferons les deux en même temps et ça sera avant la fin de l'année courante", a-t-il ajouté, déclarant que Sonatrach doit réfléchir à long terme à de nouvelles ressources d'énergie, eu égard à ce qui se passe sur la scène énergétique mondiale. Pour ce qui est des projets, il a cité ceux de quatre raffineries à Tiaret, Hassi Messaoud, Arzew et Skikda, faisant savoir que les études des deux premiers sont presque achevées et que des appels d'offres seront lancés au courant du 1er trimestre de l’année prochaine pour les autres. "Ce sont des projets ambitieux qui auront un impact financier important qui permettront à la Sonatrach de relever le défi", a-t-il affirmé, soulignant qu'il"faut aller de l'avant. Nous avons une équipe (Sonatrach) consciente et qui prend ses responsabilités. Elle avance, je la soutiens pleinement et je lui demande d’accélérer la cadence". "Si les engagements seront tenues, en 2018 ou 2019, nous basculerons vers l'exportation des produits liquides, gasoil et carburant, en plus de la satisfaction de la demande locale", a assuré le ministre. Pour ce qui est du litige opposant Sonatarch au groupe français "Total" au sujet de la taxe sur les profits exceptionnels (TPE), M. Bouterfa a déclaré que c'est un "différend contractuel". "C'est naturel qu'ils essaient de défendre leurs intérêts et nous savons aussi défendre les nôtres. La Sonatarch a assez d'arguments dans son dossier. Sauf que nous sommes étonnés qu'un tel problème soit posé des années après", a-t-il commenté. "Nos portes sont ouvertes et nous avons pu résoudre les problèmes avec tous nos autres partenaires. Il n'y a pas de raison pour ne pas faire pareil avec Total. C'est un petit différend", a encore rassuré le ministre. Le groupe français "Total" a engagé une procédure auprès de la Cour internationale d'arbitrage pour contester la manière de l'Algérie de modifier les profits tirés du pétrole et du gaz. Le ministre s'était rendu à la raffinerie d'Arzew et a visité les différents complexes de la zone industrielle et pétrochimique (GL4Z, GL1Z, GL3Z et GP1 Z), ainsi que l'Entreprise de transport d'hydrocarbures liquides et condensat par canalisation. APS  


Sahara Occidental : réunion mardi du Conseil de sécurité sur la Minurso

Le Conseil de sécurité onusien se réunit ce mardi pour examiner le rétablissement de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), dont les activités n’ont pas été restaurées jusqu’ici, malgré l’épuisement du délai accordé au Maroc pour permettre à cette mission de s’acquitter de son mandat. Le secrétariat général de l’ONU devrait informer mardi l’organe onusien de l’état de la mise en œuvre par le Maroc de la résolution 2285 (2016) qui exige le retour du personnel civil de la mission expulsé par Rabat dans un délai de trois mois. La résolution a donné un délai de 90 jours au chef de l’ONU pour mener des négociations avec la partie marocaine sur le retour de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental et informer le Conseil de sécurité des résultats de ces discussions.  Le compte rendu de ces négociations sera présenté par le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, et la représentante spéciale du SG de l’ONU au Sahara Occidental, Kim Bolduc, au cours d’un briefing prévu fort probablement demain après midi, a confié une source onusienne à l’APS. «Il s’agit d’un briefing et aucun rapport ne sera transmis dans ce sens au Conseil de sécurité», a-t-elle ajouté. D’emblée, le Conseil de sécurité semble divisé. La France veut pousser l’organe onusien à faire une déclaration positive dans laquelle il remercie le Maroc pour avoir permis le retour de 25 employés de la mission. Cette tentative de diversion a pour objectif de tendre la perche au Maroc qui n’a pas respecté ses engagements internationaux, selon la même source. Mais cette manœuvre sera vigoureusement rejetée par plusieurs membres du Conseil de sécurité qui ont déjà affirmé que le texte de la résolution était très faible, car il ne fait aucune référence aux causes qui étaient à l’origine du démantèlement de la Minurso. La résolution ne donne également aucune indication sur les mesures à prendre pour rétablir les activités de la mission. Pour rappel, l’adoption de cette résolution en avril dernier n’a pas reçu l’unanimité de cet organe onusien et a traduit les tiraillements internes qui l’ont empêché d’avoir une position ferme à l’égard du Maroc. Le texte a été approuvé par dix membres seulement, le Venezuela et l’Uruguay ont voté contre, alors que la Russie, l’Angola et la Nouvelle Zélande se sont abstenus. Vendredi dernier, le Front Polisario a indiqué que cette réunion devrait «constituer plus que jamais l'occasion de protéger le mandat de la Minurso». Dans une lettre adressée au président du Conseil de sécurité, le Front Polisario a appelé l’organe onusien à «prendre des mesures dans les délais fixés à cet égard, y compris l’obtention d’un engagement du Maroc de respecter le mandat de la Minurso». «Au lieu de tenir le Maroc responsable de l’application de bonne foi et sans délai de la résolution, le Conseil continue de permettre au Maroc de persister dans ses tentatives d'intimidation et de porter atteinte à l'indépendance et à la crédibilité de la Minurso», a relevé le Front Polisario dans sa lettre. Malgré l'accent mis dans la résolution sur l'importance d’engager un cinquième round de négociations, il n'y a eu aucune mesure prise dans ce sens, a-t-il regretté. APS         


Bensalah à Nouakchott : « la réforme de la Ligue arabe, un défi majeur à relever »

Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah a affirmé lundi à Nouakchott que la réforme de la Ligue arabe et le développement de ses mécanismes d'action figuraient parmi les défis majeurs que les pays arabes doivent relever. Dans une allocution aux travaux du sommet arabe auquel il prend part en sa qualité de représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le président du Conseil de la nation a indiqué que la "question de la réforme de la Ligue arabe et le développement de ses mécanismes d'action restent parmi les plus importants défis que nous devons relever". La réforme de la Ligue arabe apportera "à notre action commune l'efficacité requise pour s'adapter aux exigence arabes de l'heure et faire face aux nouveaux défis en vue de promouvoir l'action arabe commune au service de nos causes nationales et répondre aux attentes de nos peuples". M. Bensalah a par ailleurs souligné que la conjoncture régionale et internationale "impose à notre sommet d'agir suivant une vision stratégique commune qui prenne en charge les questions décisives liées à la politique sécuritaire et socio-économique notamment la lutte contre le terrorisme et le danger de propagation des organisations terroristes qui menacent la sécurité et la stabilité de nos pays". Le représentant du président de la République a ajouté, à ce propos, que cette situation exigeait la conjugaison des efforts de la communauté internationale pour faire face aux organisations terroristes dans le cadre d'une stratégie internationale sous l’égide des Nations unies. M. Bensalah a rappelé à cette occasion que l'Algérie qui "a fait face, seule, aux affres du terrorisme pendant toute une décennie, n'a pas cessé de mettre en garde contre les dangers de ce phénomène transnational". "Pour y faire face, elle a adopté une approche globale qui ne s'est pas limitée à la seule dimension sécuritaire en ce sens qu'elle a adopté une stratégie qui prenne en compte les aspects culturels et religieux et les dimensions socio-économiques en consacrant les valeurs de justice et en privilégiant le dialogue et la réconciliation nationale dans le règlement des conflits", a-t-il ajouté.              L'ONU doit faire pression sur Israël pour le respect de la légalité internationale en Palestine    Concernant la question palestinienne, le président du Conseil de la nation a affirmé que celle-ci "demeure en tête de nos préoccupations notamment au vu de l'impasse qu'elle connaît en raison de l'entêtement de l'occupant israélien, des violations des droits de l'homme, les plus élémentaires et son obstination à faire fi de la légalité internationale et à refuser le droit legitime du peuple palestinien à l'établissement de son Etat indépendant avec El Qods pour capitale. "L'Algérie exhorte les Nations unies et la communauté internationale à assumer leurs responsabilités en faisant pression sur la force d'occupation pour se soumettre à toutes les décisions de la légalité internationale, notamment les résolutions du Conseil de sécurité y afférentes", a délaré M. Bensalah dans ce sens. Par ailleurs, le président du Conseil de la nation a indiqué, au sujet de la Libye, qu'"en dépit de la difficulté et des dangers de la conjoncture, l'horizon augure de signes positifs sur la voie du réglement politique, tant espéré, à la faveur de l'installation du Conseil préseidentiel dans la capitale Tripoli, la formation du gouvernement d'Union nationale et la réunification des rangs, qui est à même de permettre à ce pays frère et voisin de sortir de sa crise, de rétablir sa sécurité et sa stabilité et préserver son intégrité territoriale. Il a rappelé que "l'Algérie n'a de cesse oeuvrer, depuis le début de cette crise, au réglement politique pacifique pour la concrétisation de la sécurité et la stabilité dans le cadre du mécanisme des pays voisins et en abritant, à la demande de l'ONU, plusieurs rounds du dialogue national consciente que la résolution de la crise en Libye passe par le dialogue national, l'entente et la réconciliation nationale".   Partant de ce principe, l'Algérie "s'engage à poursuivre son soutien à ce pays frère dans ses efforts pour le rétablissement de la paix et de la stabilité et à afficher sa disponibilité à coopérer avec les institutions issues de l'accord politique reconnues au plan international, pour les accompagner face aux défis politiques, sécuritaires et économiques". A cette occasion, le représentant du Président Abdelaziz Bouteflika a appelé l'ensemble des pays arabes, notamment la Ligue arabe à "soutenir ce gouvernement pour lui permettre de s'acquitter de ses responsabilités et de ses missions sur la voie du parachèvement de l'édification des institutions de l'Etat, la concrétisation de la réconciliation nationale et la lutte contre le terrorisme et le crime organisé afin de préserver la souveraineté et l'unité de la Libye et éviter une intervention étrangére dans ce pays". Concernant la Syrie, M. Bensalah a souligné que la situation sécuritaire et humanitaire dans ce pays se dégrade en raison de la guerre qui se poursuit malgré la trêve décrétée depuis fin février 2016, la reprise des négociations de paix pour aboutir à une solution politique consensuelle qui tienne compte de l'unité et de la souveraineté de la Syrie et l'adoption de la politique de réconciliation nationale. A propos de la crise au Yémen, M. Bensalah a affirmé que l'Algérie souhaite que "les négociations en cours entre les frères yéménites au Koweït aboutissent à une solution politique consensuelle en tant qu'unique voie à même de mettre fin à la crise et de rétablir la stabilité et la sécurité dans ce pays". APS 


La vidéo de la "ville antique" sous la Place des Martyrs crée le buzz pour rien

La vidéo circulant sur internet ces deux derniers jours n'a rien avoir avec les fouilles archéologiques de la Place des Martyrs  pour les travaux du métro d'Alger. Il ne s'agit pas d'une découverte comme ont voulu le faire croire les auteurs de la vidéo mise en ligne. La vidéo en question  met en scène des voutes qui existent  depuis l'époque coloniale et constituent un point de jonction avec la Place des Martyrs et s'étalent sur 24 000 m2 et qui est devenu un lieu d'exposition pour artistes. Pour revenir aux fouilles archéologiques de la Place des Martyrs, selon le directeur du centre national de recherche en arhéologie(CNRA) "les chercheurs sont en phase d'analyses" après l'étape des fouilles archéologiques qui ont débuté en 2009 et qui ont permis de mettre la main sur un trésor archéologique inestimable qui retrace deux mille ans d'Histoire, de l'ère de Juba II, l'ère phénicienne, romaine, Ottomane et Moderne.

Surcharge des services obstétriques: un phénomène accru durant l'été

Les services obstétriques des grands hôpitaux et  cliniques de la majorité des régions du pays enregistrent une surcharge stressante  durant la période estivale qui coïncide avec les départs en congé de nombreux  professionnels de la santé.        Ce phénomène s'explique notamment par la hausse du taux de natalité   en cette période de l'année. A titre d'exemple, 28,4% des naissances (prés de  300 000) ont été enregistrées durant le troisième trimestre de l'année 2015,  selon les chiffres de l'Office national des statistiques (ONS) qui relève parallèlement  une hausse de mariages (113 000)  durant la même période.         Dans une déclaration à l'APS, le directeur de la population au ministère  de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Amar Ouali, a imputé  l'augmentation du nombre des naissances (+50 000) pour les seuls mois de juillet  et août 2015 en comparaison avec les autres mois de l'année, à la tradition  de la société algérienne de célébrer les cérémonies de mariage durant la saison  estivale.        Si la situation "difficile" que connaissent certains services obstétriques  à travers le pays est due, pour le même responsable, au "manque flagrant"des  personnels médical et paramédical, d'autres  professionnels de la santé l'expliquent  plutôt par l'absence d'une couverture sanitaire de proximité, ce qui pousse  le citoyen à s'orienter vers un service équipé en quête d'une bonne prise en  charge notamment en cas de grossesse à risque.         Le directeur de la santé de la wilaya d'Alger, Dr. Mohamed Miraoui,  a indiqué que les naissances enregistrées dans 17 établissements hospitaliers  et de proximité avaient atteint un point culminant en été 2015 avec près de  30 000 nouveaux nés, dont 21%  issues d'autres wilayas.         Evoquant le nombre de cliniques et services obstétriques, il a précisé  qu'il y a un service pour 61 167 femmes en âge de procréation entre établissements  publics et privés avec une capacité d'un lit pour 447 femmes dans les établissements  publics et une sage-femme pour 1 171 femmes.                  Affluence excessive de localités est de la capitale sur l'hôpital Parnet.Au centre hospitalier Nafissa Hammoud (ex Parnet), la sage-femme coordonnatrice  du service, Aichouche Messaoud, a affirmé que cette affluence était due à la  réputation de cet l'hôpital, connu pour ses prestations de qualité au niveau  des services des urgences médicales, de pédiatrie et de néonatalogie ainsi que  le service obstétrique.       Elle a précisé que le service prend en charge entre 30 et 50 accouchements  par jour et plus de 1 000 par mois dont la plupart en dehors de la wilaya d'Alger,  relevant que certains hôpitaux à l'est de la capitale transféraient vers Parnet  tous les accouchements à risque (hypertension, diabète, maladies cardiaques,  anémies...).D'une capacité de 24 lits patents, le pavillon de gynécologie obstétrique  se voit souvent dans l'obligation de redoubler sa capacité d'accueil avec un  lit pour deux femmes et leurs nouveaux nés. De ce fait, le service se transforme  en une véritable ruche humaine qui s'emploie sans relâche à cerner la situation. Cette profession est humaine et éprouvante à la fois, a confié une infirmière  qui s'empressait d'aller prêter main forte à une femme sur le point d'accoucher,  réitérant toutefois sa totale disposition à assumer cette noble mission quelle  que soit la situation. A ce propos, le personnel médical et paramédical a estimé qu'en  dépit des grands moyens mis à la disposition de cette structure, il est impossible  de prendre en charge le nombre croissant d'accouchements notamment en cette  période de l'année.Le manque sensible des personnels médical et paramédical s'explique  par le gel ces dernières années de la formation et le passage des sages-femmes  au secteur de l'enseignement supérieur chose qui a entravé en grande partie,  le bon fonctionnement du service en question, a-t-il souligné.         Le même son de cloche résonne au sein du service gynécologie obstétrique  du centre hospitalier d'Annaba (est du pays), selon le directeur général, Pr.  Abdelaziz Lankar qui a déclaré que 4 000 accouchements ont été pris en charge  durant le troisième trimestre 2015, soit 40 naissances par jour dont 70% venues  des wilayas avoisinantes et 50% de la seule wilaya d'El Taref.         Il a relevé que le service d'une capacité de 135 lits était encadré  par sept médecins et 55 sages-femmes, estimant que ces compétences qui travaillent  sans répit aucun, n'étaient pas en mesure de faire face à la situation.                    Certains hôpitaux maîtrisent la situation grâce à l'organisation et à la mobilisation  de leurs personnels. Si les hôpitaux de Parnet et d'Annaba doivent gérer au quotidien cette  pression pesante au niveau des services obstétriques durant l'été, la situation  est autre à l'hôpital de Kouba et les services hospitaliers d'Oran qui sont  parvenus à prendre les choses en main grâce à l'organisation et à la mobilisation  de leurs personnels.        Le directeur général de l'hôpital Bachir Mentouri (Kouba), Abdelkader  Ghouila, a affirmé que conformément aux instructions du ministre de la Santé  liées à la prise en charge des services maternité durant l'été, l'hôpital a  de suite mobilisé une équipe médicale et paramédicale pour assurer les prestations  au niveau de cette structure qui dispose de 56 lits entre les services obstétrique  et grossesses à risque.         Outre la mise en place de 14 autres lits supplémentaires pour éviter  la situation "catastrophique" vécue les précédentes années, le même responsable  a mis en avant l'organisation et l'orientation des femmes enceintes au cas par  cas vers les cliniques de Gué de Constantine et d'El-Mouradia.        Pour une meilleure prise en charge, le directeur de la santé de la wilaya  d'Alger a annoncé l'ouverture en septembre prochain, d'un nouvel hôpital maternité  pédiatrie à Douira (ouest de la capitale) et un autre complexe à Baba Hassen  et à Bir Khadem dans l'attente du coup d'envoi pour la réalisation de trois  hôpitaux similaires à Rouiba, Ain Benian et Hussein Dey d'une capacité de 150  lits chacun.        D'autre part, la situation dans les services obstétriques d'Oran (ouest  du pays) est totalement différente de celle du centre et est du pays.         Le directeur de la santé de wilaya, Abdelkader Kaceb, a indiqué que  sa direction avait résolu définitivement le problème de surcharge et de pression  au niveau des services obstétrique par la mise en place d'une cellule qui veille  à organiser le transfert des femmes enceintes entre les différents services  de la wilaya en fonction des lits disponibles, avant de rappeler qu'une moyenne  de 50 naissances sont recensées chaque jour.          Par ailleurs, le chef du service gynécologie de l'hôpital de Zeralda,  Pr. Arab Boudriche, a confié que le transfert des malades d'une région à  une autre était du en premier lieu, à l'exploitation irrationnelle des structures  de proximité existantes et à l'absence de garde et de spécialistes ce qui  contraint le citoyen à aller chercher une meilleure prestation dans les grands  établissements hospitaliers.           De son côté, le président du conseil de l'ordre des médecins, Dr. Mohamed  Bekkat Berkani, le phénomène est dû à la répartition inégalée des spécialistes  à travers les différentes régions du pays, ce qui amène le citoyen, a-t-il dit,  a se diriger vers les grands établissements hospitaliers pour la sécurité et  la qualité des prestations.       Il a prôné, dans ce contexte, l'encouragement de l'installation des spécialistes  dans les régions reculées tout en renforçant le rôle des établissements et centres  de santé de proximité, estimant que la prise en charge de la grossesse fait  partie des prestations médicales "particulières"car nécessitant beaucoup   de vigilance pour préserve la vie de la mère et du nouveau né.