lundi 18 novembre 2019

Affaire de l’incendie à la maternité d’El-Oued: trois condamnations et quatre acquittements

Trois condamnations et quatre acquittements ont été prononcés lundi par le tribunal des délits d’El-Oued dans l’affaire de l’incendie à la maternité de l’établissement hospitalier spécialisé Mère-Enfant "Bachir Bennacer", qui avait causé la mort de huit nourrissons. Une peine d’une année de prison ferme, assortie d’une amende de 100.000 DA, a été prononcée à l’encontre de deux individus pour "négligence", à savoir le directeur de l’EHS Mère-Enfant "Bachir Bennacer", le contrôleur médical (chargé de la permanence) étant également sous-directeur chargé des activités médicales. Une condamnation à six mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 50.000 DA, a été prononcée à l’encontre de la coordinatrice chargée de la gestion de la maternité, poursuivie également pour "négligence". Les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle" ont été abandonnés. Quatre autres prévenus, en l’occurrence la chargée du contrôle médical, la cheffe-service de pédiatrie néonatale, un agent d’entretien et une infirmière de nationalité cubaine, ont été acquittés. Le procès des sept prévenus avait eu lieu la semaine dernière en présence de plus de 27 avocats. Quatorze témoins ont été entendus, dans le cadre de ce procès, par le juge des délits, la plupart appartenant au corps médical et paramédical exerçant à la maternité, dont quatre (4) infirmières de nationalité cubaine et 10 témoins nationaux (sept femmes et 3 hommes), alors que cinq autres témoins ont fait défection. Sept (7) mis en cause avaient été placés en détention provisoire, le 25 septembre dernier, par le magistrat instructeur du tribunal d’El-Oued, pour les chefs d’inculpation de "laisser-aller et négligence ayant entrainé la mort accidentelle", et "dilapidation de deniers publics". Une enquête sécuritaire et judiciaire avait été ouverte concernant l’incendie enregistré à la maternité relevant de l’EHS "Bachir Bennacer", sise au quartier du 17 octobre à El-Oued, et ayant couté la vie à huit (8) nourrissons (3 par brulure et 5 par asphyxie), suite, selon les enquêtes préliminaires, à un court-circuit électrique d’origine d’un appareil anti-moustique. Les services de la protection civile ont fait état, le 24 septembre 2019 vers 3h52, de la mort de 8 nourrissons, entre brulés et asphyxiés par la fumée de l’incendie, et ont secouru 76 autres personnes (11 nourrissons, 37 parturientes et 28 travailleurs et travailleuses de la structure de santé). APS


S’il est élu, le candidat à la présidentielle, Abdelmadjid Tebboune, promet de donner suite aux « exigences » populaires

« La Société civile n’a à être formatée par quiconque », juge le candidat à la présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune, ajoutant que c’est à celle dernière d'adhèrer, ou non, pour faire de sa présence un « vrai contrepouvoir ».   S’exprimant, lundi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci observe que les partis politiques ne sont pas arrivés à « encadrer » la population, compte-tenu, indique-t-il, de leurs programmes. Résultat, constate-t-il, « quand la rue veut s’exprimer, elle le fait toute seule ». Faut-il mettre le FLN au musée, comme le réclame une partie des Algériens ? Pour M. Tebboune, autant que pour ce qui concerne les autres partis, nul n’a le droit de dissoudre celui-ci, c’est aux citoyens, ajoute-t-il, de le décider par le biais des urnes. De l’éventualité d’une « refonde globale de la constitution », l’intervenant déclare ne s’être jamais engagé sur cette voie, ajoutant que « pour ceux qui ont été élus », les circonstances « risquent » de déboucher sur une nouvelle constitution et une nouvelle loi électorale, mais sur la base d’une élection. S’il est élu, M. Tebboune promet de répondre, sur des bases constitutionnelles et juridiques, aux « exigences » populaires d’aborder une nouvelle ère. « l’Algérie de 2019 n'étant plus celle de 1988 », il assure qu’il sera fidèle à ces exigences. Reconnaissant que par le passé, les centres de décisions n’étaient pas suffisamment ouverts aux jeunes compétences, il s’engage à institutionnaliser cette ouverture à leur profit, sur la base de la parité. Déclarant, par ailleurs, être en faveur de l’élimination de l’argent de la vie politique, ou les jeunes, tout comme les démunis, « n’avaient aucune chance ». Il considère que l'aide que l'Etat pourrait apporter ne se résume cependant pas en un soutien financier. De la lutte contre la corruption, il répond que celle-ci a commencé et qu’il faut donc la continuer, « parce qu’elle a gangréné la société à tous les niveaux ».  


dimanche 17 novembre 2019

Kamel Eddine Chikhi prend ses fonctions de PDG de Sonatrach

Kamel Eddine Chikhi, à gauche sur la photo

Kamel Eddine Chikhi, désigné par le Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a pris dimanche ses fonctions de PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach. M. Chikhi, qui a remplacé Rachid Hachichi, est diplômé en géologie de l’Institut algérien du pétrole (IAP) et en matière premières et énergétiques de l’Institut de géodynamique de Bordeaux (France). Sa carrière au sein de Sonatrach a débuté en 1987, où il rejoint l'IAP pour prendre en charge la formation des cadres de l'entreprise jusqu'à 1996, année durant laquelle il a occupé les fonctions de directeur et d'enseignant chercheur, notamment dans les thématiques en rapport avec les réservoirs pétroliers. Par la suite, il rejoint l’Activité amont à la Division exploration où il est en charge du développement du volet partenariat à travers la promotion du domaine minier et l'encadrement des travaux effectués en association avec des compagnies pétrolières internationales. C'est à ce titre qu’il contribuera à la mise en œuvre des stratégies partenariales dans un premier temps, dans le domaine de la recherche et de la production des hydrocarbures en qualité de directeur Associations/Exploration jusqu’en 2009 à travers le développement de partenariats matérialisés par nombre de contrats, pour la plupart en phase d’exploitation actuellement. Par la suite, il rejoint les structures centrales de l'entreprise en qualité de cadre dirigeant où il aura à occuper diverses fonctions avant d’être nommé directeur éxécutif Associations en 2012. En 2015, il est conseiller auprès du PDG de Sonatrach, avant de devenir directeur conseil auprès de la direction générale à partir de mars 2018. Son parcours professionnel lui a également permis d'acquérir une vision globale sur l'ensemble des activités opérationnelles et fonctionnelles de l’entreprise et un savoir-faire unique sur les enjeux de gestion des activités en partenariat dans les phases d'exploration, de développement et d’exploitation des gisements. APS


Le consultant en énergie, Abdelmadjid Attar : ce n'est pas en édictant une loi sur les hydrocarbures qu'on va en découvrir davantage

Le gros problème auquel est confrontée l’Algérie est davantage économique qu’énergétique, considère l’ancien PDG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar. Reçu, dimanche, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio Algérienne, ce dernier explique qu’avec les faibles réserves d’hydrocarbures dont disposerait actuellement le pays il faudrait, à un moment, donner la priorité à la satisfaction intérieure et donc de ne plus tabler sur leur exportation.  Selon lui, c’est la « rente » tirée des exportations d'hydrocardures qui est, aujourd'hui, en danger, ajoutant qu’il n’y a, par contre, pas de souci à se faire en matière d’approvisionnement énergétique interne, pour autant, prévient-t-il, qu’on développe l’usage des énergies renouvelables. Pour cet expert en énergie, le plus important, aujourd’hui, consiste à diversifier « absolument » ces types d’énergies pour pouvoir se libérer des seules recettes générées par les hydrocarbures.   M. Abdelmadjid Attar est, par ailleurs, catégorique : il ne faudrait pas, d’après lui, s’attendre à la nouvelles d’importants gisements d’hydrocarbures et ce n’est pas, relève-t-il, en édictant une loi « qu’on va en découvrir plus ». Pour lui, de nouveaux Hassi-Messaoud, Hassi-R’mel et Berkine « c’est fini ».   Des éventuels gisements énergétiques que pourraient recéler les zones off-shore, sur lesquelles, note-t-il, il existe très peu de données géologiques, l’intervenant mitige les espérances affichées jusque là, s’appuyant pour cela sur les conclusions des techniciens y ayant travaillé. Il y a, selon lui, « très peu de chances d’en découvrir ». Démentant les propos de responsables assurant qu’il reste encore 70% du territoire encore inexplorée, M. Attar considère que ces derniers « racontent des histoires » Il explique que s’il est aussi affirmatif, c’est « parce que j’ai passé ma vie à faire de l’exploration ». Pour lui, si on a laissé croire qu’il y avait encore assez de pétrole et de gaz à exploiter, « c’était pour rassurer la population ». « Lorsque j’ai dit le contraire, on m’a traité de ‘’pétropessimiste’’ ».  Evaluant, d’autre part, les quantités « probables et possibles » de gaz conventionnel encore inexploitées, l’invité les estime à environ 4.000 à 4.200 milliards de mètres cubes. Pour ce qui concerne les ressources pétrolières, il met en avant des quantités de 1, 5 milliards de tonnes.    


samedi 16 novembre 2019

Football : Ifticene nouvel entraîneur de la JSM Skikda

La JSM Skikda (Ligue 2), a engagé Younes Ifticiene pour diriger la barre technique des ''V'' noirs, en remplacement de Mohamed Benchouia, démissionnaire le 5 novembre dernier pour cause de ''pression''.

''Tout d'abord, je tiens à féliciter le président du club et les responsables pour leur confiance.
Concernant l'effectif Skikdi, je pense que c'est une équipe jeune avec un futur prometteur. Notre objectif est d'améliorer la prestation technique et pourquoi pas pousser l'équipe à jouer les premiers rôles'', a indiqué Ifticene après sa présentation.

Ifticene, ancien entraîneur de plusieurs clubs algériens, succède à Benchouia, qui a jeté l'éponge après ''une pression terrible'' des supporters, selon lui .

La JSMS reste sur une série de quatre matchs sans victoire en championnat, une défaite concédée à Tlemcen (3-1), un match nul à El-Harrach (1-1), puis un semi-échec à domicile devant l'USM Annaba, avant de s'incliner à Bejaia face au MOB (1-0).

Les ''V'' noirs occupent la 7e place du Championnat avec 16 points après 12 journées en compagnie du MOB et l'OM Arzew.

APS



Les cinq candidats à la présidentielle signent la Charte d'éthique électorale avec les acteurs du scrutin

Ph. ©RAM (Radio Algérie Multimédia)

Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre ont signé, ce samedi au siège de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), au Palais des nations au Club des Pins, la Charte d’éthique des pratiques électorales.  Celle-ci expose les principes directeurs et les pratiques particulières qui forment le cadre du comportement moral attendu des acteurs et personnes participant au processus électoral, et ce, en prévision de la campagne électorale qui s’amorce dès demain, dimanche. Les candidats auront, dans ce cadre ainsi défini, trois semaines pour convaincre les électeurs de leurs programmes respectifs.