vendredi 20 septembre 2019

Révision des salaires des magistrats : Un groupe de travail mis en place entre le ministère de la Justice et le SNM

Le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Issaâd Mebrouk, a annoncé, vendredi à partir de Tipasa, la mise en place d'un groupe de travail composé de cadres du ministère de la Justice et du partenaire social pour modifier les mécanismes régissant les salaires des magistrats. Dans une déclaration à la presse en marge des travaux de la 1ère session ordinaire du Conseil national du SNM, à l'Ecole supérieure de la magistrature de Koléa (Tipasa), M. Mebrouk a précisé que la rencontre, mercredi dernier, des membres du bureau exécutif du syndicat avec le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Belkacem Zeghmati, avait donné lieu à plusieurs décisions, notamment "la mise en place d'un groupe de travail réunissant des représentants des directions exécutives du ministère du secteur et des membres du bureau exécutif du syndicat pour examiner les moyens de modifier les mécanismes et les textes régissant les salaires des magistrats". La révision des salaires est une "revendication récurrente" des magistrats qui estiment que leur situation sociale, en termes de soins de santé, de logement et de salaire, ne correspond pas à la nature des missions et des obligations qui leur sont confiées, a-t-il affirmé à l'ouverture de la 1ère session ordinaire du Conseil national du syndicat. La rencontre tenue avec le ministre, à la demande du SNM, a été "franche et décisive" et a permis de soumettre toutes les préoccupations socioprofessionnelles, a souligné M. Mebrouk, ajoutant que "le ministre était réceptif à toutes les questions soumises et des décisions immédiates ont été prises". Il s'agit notamment de l'engagement du ministre du secteur à opérer un mouvement dans le corps de la magistrature "au terme de la révision annuelle des listes électorales et de la période de recours", a-t-il précisé, ajoutant que M. Zeghmati s'est également engagé à ce que ce mouvement soit "à la hauteur des aspirations des magistrats". D'autres décisions immédiates ont, également, été prises concernant des questions d'ordre socioprofessionnel qui étaient toujours en suspens, dont des décisions de promotion en faveur des magistrats et l'octroi de la prime de location pour les magistrats mariés. "Au terme de la rencontre, l'actuel ministre de la Justice s'est engagé à laisser les portes du dialogue ouvertes entre les membres du SNM et le ministère de la Justice aux niveaux central et local", a poursuivi M. Mabrouk. M. Mabrouk avait indiqué à l'ouverture des travaux que le nombre adhérents au syndicat était passé de 320 magistrats au lendemain de la tenue de la session extraordinaire en avril dernier, à 1.660 juges actuellement, qualifiant le rythme d'adhésion de "lent", en ce sens que le nombre d'adhérents n'avait toujours pas atteint la moitié du nombre global de magistrats, estimé à plus de 4.000, a-t-il fait savoir. Il a expliqué cette lenteur par plusieurs raisons empêchant la réalisation de l'objectif escompté, dont "un dysfonctionnement organique, un problème de communication et les convictions des magistrats", appelant les membres du Conseil national des magistrats "à intensifier et redoubler d'efforts", d'autant qu'il s'agit d'un syndicat représentatif revêtant un caractère légal, installé pendant le Hirak populaire. L'action syndicale exige beaucoup de sacrifices, de courage et la conjugaison des efforts de tous pour œuvrer à la réalisation de plusieurs projets, dont la participation à la réforme du système juridique, l'Algérie étant en phase d'introduire des changements importants au le système législatif et constitutionnel. Les travaux de la 1ère session ordinaire du SMA se poursuivront, à huis clos jusqu'à samedi soir et seront sanctionnés par l'adoption d'une déclaration finale.      


Mobilisation citoyenne pacifique – vendredi 31 : détermination à faire aboutir les revendications du hirak

Les hirakiens continuent de manifester à Alger et dans plusieurs autres villes. Ils ont pacifiquement battu le pavé dans plusieurs wilayas pour le 31ème vendredi consécutif scandant les slogans, portés depuis le début du hirak pour revendiquer le changement du système et de ses symboles. D’Est en Ouest et du Nord au Sud, les marcheurs, sortis en nombre, ont manifesté une détermination à aller jusqu’à la démocratisation, au sens large, de la vie publique avec pour leitmotiv une justice indépendante, une libre expression et des préalables à des élections propres et transparentes.  


Syndicat national des magistrats : Des élections régulières, garantes de la légitimité populaire

Le président du Syndicat national des magistrats (SNM), Issaâd Mabrouk a affirmé, vendredi à Koléa (Tipaza), la nécessité de lutter "sans merci" contre la corruption, le peuple étant appelé à exercer "sa légitimité à travers des élections régulières" Intervenant à l'ouverture des travaux de la première session ordinaire du SNM à l'Ecole supérieure de la Magistrature de Koléa. M. Mabrouk a précisé que "cette rencontre offre l'opportunité de débattre du sujet de la corruption et de la loi relative à lutte contre la corruption n 06-01 dont les dispositions focalisent plutôt sur la prévention que sur le volet coercitif". "Il faudra mener une lutte sans merci contre la corruption, pas seulement dans le cadre de compagnes conjoncturelles ou de conflit d'intérêts", a-t-il soutenu. Pour M. Mabrouk, le magistrat "est tout autant impliqué dans la vie sociopolitique et émet des verdicts au nom du peuple". Cependant "la justesse des verdicts requiert une adaptation de la légitimité constitutionnelle et juridique à une légitimé tout aussi importante: la légitimité populaire, le peuple étant la source de tout pouvoir, conformément à l'article 7 de la Constitution". Dans ce sens, il a souligné que le pouvoir du peuple, conformément à l'article 7 de la Constitution, "doit être consacré par des élections régulières", ajoutant que l'indépendance "tant escomptée" de la Justice "exige des magistrats une conviction qu'ils sont souverains dans leurs décisions et verdicts, loin de toute influence étrangère quelle qu'en soit la source". "Par le passé, le secteur de la Justice a été marqué par une absence de la volonté politique pour consacrer les principes de séparation des pouvoirs et d'indépendance de la justice", ce qui a impacté les performances des magistrats "devenues volatiles, en fonction des exigences de chaque étape, ce qui a induit une instrumentalisation politique de la Justice" et la naissance du phénomène de "Justice de l'ombre", a-t-il ajouté. La première session se tient dans une conjoncture "exceptionnelle" que traverse le pays et les magistrats en particulier à travers un hirak "social historique auquel ont participé les magistrats, avec fierté et courage, partant de leur conviction qu'ils sont enfants de ce peuple", a-t-il dit, soulignant que le magistrat "doit se conformer au principe de légitimité constitutionnelle et juridique pour préserver les droits et les libertés conformément à ses missions constitutionnelles".         


jeudi 19 septembre 2019

Bensalah reçoit le ministre togolais des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur

Le Chef de l'Etat, Abdelkader Bensalah, a reçu, jeudi à Alger, en audience le ministre togolais des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur, Robert Dussey, indique un communiqué de la Présidence de la République. Selon la même source, la rencontre qui s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, "a porté sur les voies et moyens de renforcer et d'élargir les relations entre l'Algérie et le Togo". "Elle a permis aux deux parties de se féliciter de la qualité des liens qui unissent les deux pays et de réaffirmer leurs volonté et disponibilité d'impulser davantage la coopération et de l'élargir à tous les domaines d'intérêt communs et ce, dans la perspective de s'atteler à la mise en place d'un partenariat qui soit mutuellement bénéfique", a-t-on ajouté. Les deux parties sont convenues de procéder à la diversification des relations bilatérales et leurs approfondissement dans les domaines économique, commercial, ainsi que sur le plan juridique, par la conclusion de divers accords qui sont en cours d'élaboration". Lors de cette rencontre, il a été, enfin "souligné la nécessité de partager et d'échanger leurs expériences en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée et de coordonner leurs efforts au niveau régional et international". APS


La DGSN explique ce qui s’est passé à Oued Rhiou (Relizane) et annonce une enquête pour déterminer les circonstances du décès de 2 jeunes citoyens

Une enquête ainsi qu'une expertise légale sont en cours pour déterminer les circonstances du décès de deux jeunes citoyens lors de l'incident survenu dans la commune de Oued Rhiou dans la wilaya de Relizane, a indiqué jeudi un communiqué de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN). ''Dans la nuit du mercredi, vers 21h30, a expliqué la DGSN, un accident de circulation est survenu au niveau de la sortie ouest de la ville d’Oued R'hiou, sur la Route Nationale n 4, reliant Relizane à Chlef, entre un citoyen policier en position de repos, à bord de son véhicule personnel, et deux autres jeunes citoyens, âgés de 15 et 24 ans, qui se trouvaient à bord d’une motocyclette, causant le décès du premier et des blessures au second", précise le communiqué. A la suite de cet accident, "des incidents ont éclaté entre des groupes d’individus et les forces de l’ordre, à hauteur du siège de la Sûreté de Daïra, de l’établissement pénitentiaire et l’agence BDL, causant de sérieuses dégradations au service public", a ajouté la DGSN. "Du constat des faits, l’on déplore le décès de deux (02) jeunes citoyens, dans des circonstances que l’enquête en cours et l’expertise légale, détermineront", a précisé la même source, relevant qu'avisé des incidents, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête. APS


La DGSN explique ce qui s’est passé à Oued Rhiou (Relizane) et annonce une enquête pour déterminer les circonstances du décès de 2 jeunes citoyens

Une enquête ainsi qu'une expertise légale sont en cours pour déterminer les circonstances du décès de deux jeunes citoyens lors de l'incident survenu dans la commune de Oued Rhiou dans la wilaya de Relizane, a indiqué jeudi un communiqué de la Direction générale de la sureté nationale (DGSN). ''Dans la nuit du mercredi, vers 21h30, a expliqué la DGSN, un accident de circulation est survenu au niveau de la sortie ouest de la ville d’Oued R'hiou, sur la Route Nationale n 4, reliant Relizane à Chlef, entre un citoyen policier en position de repos, à bord de son véhicule personnel, et deux autres jeunes citoyens, âgés de 15 et 24 ans, qui se trouvaient à bord d’une motocyclette, causant le décès du premier et des blessures au second", précise le communiqué. A la suite de cet accident, "des incidents ont éclaté entre des groupes d’individus et les forces de l’ordre, à hauteur du siège de la Sûreté de Daïra, de l’établissement pénitentiaire et l’agence BDL, causant de sérieuses dégradations au service public", a ajouté la DGSN. "Du constat des faits, l’on déplore le décès de deux (02) jeunes citoyens, dans des circonstances que l’enquête en cours et l’expertise légale, détermineront", a précisé la même source, relevant qu'avisé des incidents, le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête. APS